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Mostrando las entradas etiquetadas como Houellebecq

Laissez faire, laissez passer...

Debemos desarrollar una actitud de no resistencia al mundo; lo negativo es negativo, lo positivo es positivo, las cosas son. Las cosas aparecen, se transforman, y luego cesan simplemente de existir; el mundo exterior, en cierto modo, viene dado. El ser perceptivo es parecido a un alga, una cosa repugnante y muy blanda, fundamentalmente femenina y es eso lo que debemos alcanzar si es que queremos hablar del mundo simplemente, hablar del mundo. No hemos de parecernos a quien trata de plegar el mundo a sus deseos, a sus creencias pese a ello nos está permitido tener deseos, e incluso creencias en número limitado. Después de todo, formamos parte del fenómeno, y, a título de ello, somos eminentemente respetables. Como los lagartos. Como los lagartos, nos calentamos al sol del fenómeno esperando la noche pero nosotros no nos batiremos, nosotros no debemos batirnos, nosotros estamos en la posición eterna del vencido. Michel Houelleb...

Las condiciones para la posibilidad del amor

L'homme peu instruit, poursuit Djerzinski, est terrorisé par l'idée de l'espace; il l'imagine immense, nocturne et béant. Il imagine les êtres sous la forme élémentaire d'une boule, isolée dans l'espace, recroquevillée dans l'espace, écrasée par l'éternelle présence des trois dimensions. Terrorisés par l'idée de l'espace, les êtres humains se recroquevillent; ils ont froid, ils ont peur. Dans le meilleur des cas ils traversent l'espace, il se saluent avec tristesse au milieu de l'espace. Et pourtant cet espace est en eux-mêmes, il ne s'agit que de leur propre création mentale. Dans cet espace dont ils ont peur, écrit encore Djerzinski, les êtres humains apprennent à vivre et à mourir; au milieu de leur espace mental se créent la séparation, l'éloignement et la souffrance. À cela, il y a très peu de commentaires: l'amant entend l'appel de son aimée, par-delà les océans et les montagnes; par-delà les montagnes et les oc...

En un mundo de mujeres...

Cette première intuition sur le monde fut relayée par La Vie des animaux , qui passait à la télévision tous les mercredis soir. Au milieu de cette saloperie immonde, de ce carnage permanent qu'était la nature animale, la seule trace de dévouement et d'altruisme était représentée par l'amour maternel, ou par un instinct de protection, enfin quelque chose qui insensiblement et par degrés conduisait à l'amour maternel. La femelle calamar, une petite chose pathétique de vingt centimètres de long, attaquait sans hésiter le plongeur qui s'approchait de ses œufs. Trente ans plus tard, il ne pouvait une fois de plus qu'aboutir à la même conclusion: décidément, les femmes étaient meilleures que les hommes. Elles étaient plus caressantes, plus aimantes, plus compatissantes et plus douces; moins portées à la violence, à l'égoïsme, à l'affirmation de soi, à la cruauté. Elles étaient en outre plus raisonnables, plus intelligentes et plus travailleuses. Au fond, ...

Qué andarás haciendo...

Siempre he tenido la impresión de que éramos cercanos, como dos frutos nacidos de una misma rama. El día se eleva en el mismo momento en que te escribo, los truenos retumban suavemente; será una jornada lluviosa. Te imagino incorporándote en tu cama. Esa angustia que sientes, la siento yo igualmente. La noche nos abandona, la luz delimita de nuevo a las personas, las diminutas personas. Tumbado sobre la moqueta, observo con resignación cómo la luz progresa. Descubro unos cabellos en la moqueta; esos cabellos no son los tuyos. Un insecto solitario escala los tallos de lana. Mi cabeza cae, se alza de nuevo; siento verdaderos deseos de cerrar los ojos. Hace tres días que no duermo; hace tres meses que no trabajo. Pienso en ti. Michel Houellebecq, «El sentido de la lucha» (en Poesía )

Sin embargo...

El mundo es sufrimiento desplegado. En su origen, hay un nudo de sufrimiento. Toda existencia es una expansión, y un aplastamiento. Todas las cosas sufren, hasta que son. La nada vibra de dolor, hasta que llega al ser: en un abyecto paroxismo. […] Las modalidades del sufrimiento son importantes, pero no esenciales. Todo sufrimiento es bueno; todo sufrimiento es útil; todo sufrimiento da sus frutos; todo sufrimiento es un universo. […] Si el mundo se compone de sufrimiento es por ser, en esencia, libre. El sufrimiento es la consecuencia necesaria del libre engranaje de las partes del sistema. Debéis saberlo, y decirlo. No os será posible transformar el sufrimiento en un propósito. El sufrimiento es , y en consecuencia no podría volverse un propósito. En las heridas que nos inflige, la vida alterna la brutalidad con la insidia. Conoced ambas formas. Practicadlas. Adquirid de ellas un conocimiento completo. Distinguid aquello que las separa, y lo que las une. Entonces, se...

A pesar de todo...

Cette espèce douloureuse et vile, à peine différente du singe, qui portait cependant en elle tant d'aspirations nobles. Cette espèce torturée, contradictoire, individualiste et querelleuse, d'un égoïsme illimité, parfois capable d'explosions de violence inouïes, mais qui ne cessa jamais pourtant de croire à la bonté et à l'amour.  Michel Houellebecq, Les particules élémentaires

Cosas del azar (o no)...

Considérant les événements présents de notre vie, nous oscillons sans cesse entre la croyance au hasard et l'évidence du déterminisme. Pourtant, lorsqu'il s'agit du passé, nous n'avons plus aucun doute: il nous paraît évident que tout s'est déroulé de la manière dont tout devait, effectivement, se dérouler.  Michel Houellebecq, Les particules élémentaires